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Un Scoutisme presque Audomarois: la 1ere Watten

Par René Philipson (né le 10 mai 1912 à Watten, décédé le 14 janvier 1998)


Que faisait les jeunes de Watten au début du 20e siècle? De la musique à l'harmonie, du foot, de la gymnastique, du théâtre, beaucoup se retrouvaient au patronage et certains qui rêvaient d'évasion à la troupe des scouts. Ce fut la "1ère Watten", troupe Foch, des Scouts de France fondée en 1931, rattachée au District de Dunkerque et à la Province des Flandres.

Le scoutisme à l'époque, encore frais émoulu d'une idée de Baden Powell, nous attirait nous les jeunes, par l'originalité de son organisation. On avait l'impression de rentrer dans un univers nouveau et de vivre autrement que ceux que nous appelions les V.P. (Visages Pâles).

Au premier plan avec les 4 bosses: Guy Philipson et Gabriel Clarambaux

En 1930, notre troupe ne volait pas encore de ses propres ailes et c'était la troupe d'Hazebrouck qui nous prenait en charge en déléguant un de ses chefs pour nous inculquer les notions indispensables pour devenir un vrai scout: esprit de la Loi Scoute et techniques nécessaires (noeuds, secourisme, étude de la nature, cuisine...) à la vie d'aventure que nous avions choisie.

Il y avait la patrouille des chevreuils et celle des loups qui rassemblaient chacune 7 ou 8 garçons. Chaque patrouille avait son autonomie et se réunissait en dehors des camps dans le local de troupe rue de Bailly, près de l'école du Sacré-Coeur puis plus tard à la salle "St Gilles".

Ainsi donc, la vie de la troupe se manifestait par des réunions au local mais surtout chaque dimanche, par des sorties dans la nature. Ces sorties ne passaient pas inaperçues car les scouts avaient l'habitude de chanter en marchant et à l'heure où les VP faisaient la sieste, ils troublaient le calme du village par leurs chants de marche. Direction le bois du Ham, par la Montagne, ou le bois d'Eperlecques pour des grands jeux...

En dehors des sorties, la grande joie était sans nul doute la participation aux camps. A la belle saison, nous partions le samedi soir jusqu'au dimanche soir. Tout le matériel était chargé sur une charrette qu'il fallait tirer ou pousser jusqu'à Ste Mildrède ou jusqu'au bois de Recques. Les grands camps étaient difficiles à organiser, car il n'était pas question de congés payés et pour ceux qui travaillaient à la filature, il fallait solliciter une autorisation spéciale.

Aujourd'hui, je ressens combien nous avons été marqués par ces années de notre jeunesse.




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