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Troupe René Mouchotte: 20 ans

Septembre 2002, refondation de la troupe de St Omer.

20 ans après... Où en sommes-nous? Difficile à dire, l'opinion des éclaireurs, des chefs ou des parents actuels manquera de recul pour être objectif. Alors pour faciliter le bilan, le mieux est sûrement de rappeler les objectifs que s'étaient fixés les chefs de la refondation, chacun pourra ainsi y confronter son vécu et en tirer ses conclusions.


  1. "La Loi Scoute est la Loi de ce camp" pouvait-on lire sur le portique du camp-école de Chamarande. C'est notre point de départ : pas d'activité sans elle et sans l'exemple Evangélique de Notre Seigneur Jésus Christ notre premier Chef. A Son exemple, le CP est à la tête. Avec son second, ils ne font pas bande à part, ils stimulent, conseillent, enseignent, entraînent les plus jeunes avec patience mais aussi avec fermeté s'il le faut. L'article premier suffit à comprendre qu'un jeu, un raid ou un WE campé sont voués à l'échec si le CP ne peut pas faire confiance à ses scouts à leurs postes d'action ou si le CP ne mérite pas la confiance de son CT et inversement. Une vie selon la Loi scoute est une affaire de volonté et d'Honneur... de Grâces surtout, reçues des prières personnelles ou collectives de scouts persuadés de leurs faiblesses. Durant la préparation de la Promesse, l'étude de la Loi, article par article, avec l'aide de son parrain est une très bonne pratique (voir le très bon commentaire de la Loi Scoute par le Père Réginald Héret op : ici). Afin d'ancrer la Loi dans la tête et le coeur de chaque patrouillard, il est conseillé de la faire énoncer par toute la patrouille au sein de la prière d'ouverture ou de fin des CdP (Conseils de Patrouille) réguliers. Ce conseil, trop souvent minoré, devrait être le lieu d'une expression franche où les soucis potentiels sont traités et non enterrés (le CT peut entraîner ses CP à animer des CdP par des jeux de rôles : faire parler, faire écouter, garder la discipline, engager les sujets qui fâchent et que personne n'ose aborder...).

  2. La bonne volonté pour appliquer la Loi ne suffit pas: il faut également développer des compétences. En effet, est-ce que la plus loyale des patrouilles pourra garder la confiance du Chef de Troupe ou des parents si elle est constamment en difficulté technique ou physique (tente inondée, feu non démarré, patrouille perdue ou à la traîne...)? C'est sûrement un des grands défis du scoutisme du 21e siècle: nos garçons habitués aux conforts de l'habitat moderne et rompus aux technologies sont moins robustes et moins aguerris que les générations précédentes pour affronter une vie "tout temps, tout terrain" dans la nature. Comment faire? Une troupe est souvent tentée d'organiser tout de suite des jeux avec des scénarii élaborés, des déguisements, des bivouacs et des missions multiples sur plusieurs jours. Mais avant d'en arriver là, il faut du temps... et l'aguerrissement passera par des jeux courts en patrouille pour mettre les scouts en situation : chasse à l'homme d'une heure; petit parcours Hébert en forêt intégrant des épreuves de noeuds et du décodage; transmission de nuit ou de jour sur une centaine de mètres; pont de singe au-dessus d'un watergang; construction d'un banc pour travailler les mi-bois et les tenons; marche à la boussole en patrouille sur une après-midi; course d'orientation; road book à vélo; jeu d'embuscade et d'observation... Parfois les scouts sont tellement en manque d'idées et/ou de capacités (malgré les classes reçues) que chef et assistants ne doivent pas hésiter à prendre part à quelques réunions de patrouilles pour redonner du rythme, relancer la machine, leur apporter du style et le goût du beau.

  3. Le dernier objectif était de résister à la facilité du conformisme et de la médiocrité: "c'est trop exigeant, trop physique, trop religieux, trop ceci, trop cela", "Jean arrive au milieu du camp et Louis part avant la fin"; "si c'est trop dur il n'y aura plus personne", "il faut vivre avec son temps", "il faut s'adapter aux jeunes ou à leurs familles", "vos uniformes et vos étendards, ça fait peur"... Le scoutisme du Père Sevin est à prendre entièrement ou à laisser librement, il n'est d'aucune classe sociale (bourgeois, aristos, ouvriers...), d'aucune tendance politique (mondialiste, souverainiste, socialiste, capitaliste...), d'aucune sensibilité catholique (traditionaliste ou progressiste). Il ne suit aucune mode et peut donc paraître archaïque: cela nous convient! Il forme des physiques endurants, des caractères droits, astucieux et joyeux, et des citoyens chrétiens militants qui n'auront pas peur de se retrouver acculés et en minorité pour défendre leurs valeurs: Franchise, Dévouement, Pureté.... Terriblement archaïques et anticonformistes!



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